Je ne sais pas dessiner : et si c’était exactement le bon point de départ ?

Combien de fois tu t’es dit : « Je ne sais pas dessiner » , « je ne suis pas doué.e » ou encore « je n’ai aucune talent »? Ces phrases, souvent murmurées avec une pointe de regret, sonnent comme si la capacité de dessiner était réservée à une élite artistique. Mais, et si je te disais que le simple fait de dessiner peut être une expérience libératrice, peu importe le niveau de compétence artistique ? C’est là que commence notre exploration.

Tu l’as dit au moins une fois. Peut-être hier soir, en regardant quelqu’un dessiner sur Instagram. Peut-être enfant, quand le résultat de ta voisine de table a été montré à la classe et pas le tien. Peut-être ce matin encore, en passant devant un carnet de croquis dans une librairie et en te disant que ce n’est pas pour toi.

« Je ne sais pas dessiner. » Cette phrase s’installe vite. Et elle reste longtemps. Elle se glisse dans les décisions anodines comme : ne pas acheter ce carnet qui te fait envie, ne pas s’inscrire à cet atelier qui t’appelle intérieurement.

Elle emporte quelque chose de plus grand : la possibilité de se retrouver dans un geste créatif, de souffler, de faire quelque chose pour soi sans que ça soit utile ou parfait.

Je vais te dire quelque chose que j’ai appris au fil de mes certifications en art-thérapie : la créativité n’a rien à voir avec le talent. Et cette conviction que tu ne sais pas dessiner ? C’est exactement le bon point de départ.

La phrase « je ne sais pas dessiner » n’est pas une réalité objective. C’est une conclusion que tu as tirée à un moment précis de ta vie, souvent très jeune, et que tu n’as jamais vraiment remise en question depuis.

L’école a séparé les « artistes » des autres

Dans le système scolaire français, l’art est traité comme une matière d’évaluation. On note les dessins. On compare les résultats. On distribue des bons et des mauvais points. Et très tôt, certains enfants concluent qu’ils sont « dans la catégorie des nuls » parce que leur expression ne correspond pas aux critères de notation.

Zendala XXL aux marqueurs posca
Zendala XXL réalisé sur bois avec marqueurs et feutres posca

Le regard des autres a fait le reste

Un commentaire maladroit d’un parent. Un camarade qui ricane. Une comparaison mal avisée, avec le dessin « parfait » d’un autre enfant. Ces moments, petits en apparence, suffisent à graver une conviction profonde. Et cette conviction n’est pas une vérité sur tes capacités, c’est une vérité sur ta peur d’être jugée.

Et cette différence est énorme. Parce que la peur du jugement, on peut l’apprivoiser.

💡 À retenir « Je ne sais pas dessiner » est une conviction forgée par le regard des autres, pas par ta réalité créative. Cette phrase ne dit rien sur ce dont tu es capable aujourd’hui.

Si je te parle de créativité, c’est parce que les pratiques créatives douces ont des effets documentés sur le système nerveux, la régulation émotionnelle et la charge mentale. Et ces effets ne dépendent pas de la qualité de ce que tu produis.

La rumination s’arrête

Quand tu dessines, tu engages ton cerveau dans une attention focale douce, différente de la concentration intense du travail. Le geste répétitif, le suivi d’une ligne, la présence au trait : tout cela interrompt le mode par défaut du cerveau, celui qui génère les pensées en boucle. La rumination ne s’arrête pas parce que tu l’as combattue. Elle s’arrête parce que tu as donné à ton cerveau autre chose à habiter.

Des recherches publiées dans le Journal of the American Art Therapy Association ont mesuré les taux de cortisol (l’hormone du stress) avant et après des séances de création artistique. 45 minutes de pratique créative libre ont suffi à réduire significativement le cortisol chez 75 % des participants, quelle que soit leur expérience artistique préalable.

Autrement dit : ton cerveau ne fait pas la différence entre un beau dessin et un dessin maladroit. Ce qui compte, c’est l’acte de créer.

🔬 Ce que la science dit : La pratique créative réduit le cortisol, interrompt la rumination et active des zones du cerveau associées au bien-être, indépendamment du niveau artistique. Tu n’as pas besoin de savoir dessiner pour en bénéficier.

La méthode Zentangle® est l’une des réponses les plus directes au problème du « je ne sais pas dessiner ». Elle repose sur des motifs abstraits structurés, tracés un trait à la fois. Les motifs sont décomposés en étapes simples faciles à suivre. C’est pour ça que je l’enseigne et la partage, depuis plusieurs années : parce que je l’ai vu fonctionner sur des femmes convaincues de ne pas avoir une once de fibre créative.

15 minutes suffisent pour ressentir un effet. Un stylo fin, une feuille blanche. C’est tout.

J’ai créé un guide gratuit pour poser le mental quelques pages pour commencer à te reconnecter à toi-même par le geste, sans pression, sans jugement.

Télécharger le guide gratuit

Le guide pour poser le mental

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Merci de ton inscription. Ton e-book est en route vers ta boite mail !
💬 Combien de temps faut-il pour voir des effets sur le stress ?

Les effets de calme et de recentrage se ressentent généralement dès la première séance. Sur la durée, une pratique régulière, même courte, crée un effet cumulatif sur la réduction de la rumination et la gestion de l’attention.

💬 Et si je n’arrive vraiment pas à suivre les motifs ?

Ça ne m’est encore jamais arrivé. Même avec des personnes qui n’avaient pas tenu un stylo depuis des décennies. Les motifs Zentangle® sont décomposés en étapes simples, reproductibles, sans décision esthétique à prendre. Si vraiment tu bloques sur l’un, tu en essaies un autre. Il y en a des centaines.

💬 Le Zentangle® est-il de l’art-thérapie ?

Ce n’est pas la même chose. L’art-thérapie, dont je suis également certifiée, est une pratique thérapeutique encadrée par un professionnel à visée de soin. Le Zentangle est une méthode de dessin relaxant. Elle a des effets documentés sur le stress et l’attention, mais ce n’est pas une thérapie à proprement parler. Les deux peuvent se compléter. Je propose les deux, séparément et en articulation, selon ce dont tu as besoin.

Sources :

Kaimal, G., Ray, K., & Muniz, J. (2016). Reduction of cortisol levels and participants’ responses following art-making. Art Therapy: Journal of the American Art Therapy Association https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/07421656.2016.1166832#abstract

Publications similaires